Ça mange quoi en hiver des créateurs de contenu?

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Dans mon dernier blog, j’ai expliqué ce qui m’a poussé - un peu malgré moi - à me lancer en business. Catch it up here!

Tout d’abord, je n’ai jamais été quelqu’un qui aimait travailler pour un boss. Premier signe. Me faire donner des ordres, ce n’était pas trop pour moi. Me lever plus tôt que le soleil pour travailler dans un bureau, pas trop mon truc non plus. J’aimais beaucoup plus naviguer sur mon téléphone cellulaire, potiner avec mes amis sur le dernier épisode d’Occupation Double, magasiner en ligne des billets d’avion - juste pour me pousser à économiser, m’inspirer sur Pinterest et écrire mes états d’âme sur mon blog.

J’avais la tête ailleurs, quasi-tout-le-temps, au détriment de mes patrons.

Il faut dire aussi que je suis beaucoup rêveuse. Je désire visiter les quatre coins de la planète. Je cherche à découvrir les différentes cultures, voir le monde d’un autre oeil. Je sais que le Québec est une belle province, mais je sais également que ce n’est pas la seule. Moi, c’est bien simple, je veux être libre de partir voyager, quand ça me tente.

C’est pourquoi se lancer comme travailleure autonome était la meilleure option pour moi. Évidemment, cela engage énormément de responsabilités et de discipline - choses que je n’ai pas vraiment. Mais j’ai trouvé un merveilleux partenaire qui m’apprend à être ordonnée et équilibrée. Sans Guillaume, je ne serais pas en train de vous écrire tout ça.

Bon. Passons aux choses sérieuses maintenant.

Tout le monde sait que Guillaume est photographe, mais tout a commencé lorsque j’ai commencé à lui booker des contrats au début de l’été. Il me donnait un pourcentage, pis moi ben... je continuais mes occupations. Sauf qu’un moment donné, ses messages débordaient dans ses DM et il avait besoin d’un bon coup de main pour gérer tout ça. Et petit à petit, nos contrats de portraits ce sont transformés en photoshoot pour une compagnie de linge, puis pour Osheaga, puis pour Noémie Lacerte et ça n’a jamais arrêté depuis. On s’est rapidement rendu compte qu’il y avait un marché pour ça, la création de contenu. Ce qu’on aime de ça, c’est que ça fonctionne de projets en projets. C’est toujours différent, stimulant, amusant! Our Next Project, c’est notre façon de rassembler notre travail sous une seule identité.

Se lancer en business ce n’est pas facile. Mais oh que c’est le fun! Ça regorge de hauts et de bas! Mais travailler sur sa passion, ce n’est pas vraiment du travail, je dois l’avouer. C’est stressant par moment. Mais cette petite boule de stress devient rapidement de l’excitation. Voir ses projets prendre de l’ampleur, rencontrer de gros clients, closer des deals importants, voir sa popularité grimper… Ce sont tous des petits succès qui méritent d’être célébrés. Être reconnaissant, c’est important. Alors lorsque nous faisons de bons coups, on se gâte! Que ce soit par une poutine ou un bon verre de vin. On aime célébrer! Et lorsqu’on échoue, on apprend et on se relève de tout ça! Nous, on est chanceux, parce qu’on est deux. Y’a rien de plus le fun que de partager ses réussites (mais aussi ses échecs) avec quelqu’un qu’on aime.

Mais qu’est-ce qu’on fait nous exactement, hein?

Être créatrice de contenu, c’est avant tout beaucoup de gestion. Ça doit comprendre ce que le client désire, et le livrer. C’est d’organiser des photoshoots, faire des soumissions, envoyer des factures mais aussi de prendre des photos, trouver un style d’éditing, créer des stories, planifier son feed, s’inspirer. Dans l’fond, c’est d’être SOUVENT sur Instagram. On travaille none-stop. On oublie de manger et se laver devient une perte de temps. (J’exagère à peine!)

Parlant d'Instagram, vous avez été nombreux à me poser des questions sur le métier de créateur de contenu. Alors voici mes réponses.

Comment commencer? Obtenir de la visibilité et se démarquer des autres?

Premièrement, il faut être passionné. Si tu aimes faire de la photo, ou de la vidéo, écrire, partager tes expériences, tu es dans la bonne voie! SVP, ne fait pas ça simplement pour avoir un nombre d'abonnés et de likes sur ton profil Instagram. Tu dois te démarquer! La qualité et l'originalité de tes photos et la constance de ton feed t'amènera des followers, et ce, naturellement. Ne paie surtout pas pour avoir des likes!!! Pour ce qui est de la visibilité, il faut voir nos services comme un produit. Comment les compagnies font-elles pour se faire voir? Elle opte pour des stratégies de marketing ciblées pour aller chercher des futurs clients. Pour nous, ça été de travailler avec des personnalités connues sur Instagram. On savait pertinemment que de cette façon, plusieurs personnes verraient nos noms circuler dans leur téléphone. Puis en a découler des contrats avec de grosses compagnies telles que Rubino, Guru, Le Château, Kombi et Mini Brossard

Est-ce difficile de trouver des nouveaux emplacements pour vos séances photo? 

Honnêtement, oui. Des fois, on est à court d'idées puisqu'on a tous déjà vu les plus beaux coins de Montréal. Alors c'est de se creuser les méninges à trouver des coins moins connus, ou trouver des cafés/restaurants avec des décors intéressants à photographier. C'est pourquoi ça nous pousse à voyager souvent, pour découvrir de nouveaux paysages et être différent! 

Est-ce vous qui choisissez vos modèles? 

Ça dépend! Lorsqu'on travaille avec des compagnies, ils ont le choix de nous laisser organiser la séance photo - et par le fait même, les modèles et les lieux. Ça arrive aussi que le client organise lui-même le shooting photo et que nous sommes là simplement comme photographes. Là est la différence entre photographe et créateur de contenu! 

Êtes-vous toujours satisfait lorsque vous remettez votre travail ou vous êtes déçus et vous savez que vous auriez pu avoir mieux? 

Ce serait un mensonge de dire que je suis toujours 100% satisfaite des photos qu'on livre. On fait toujours de notre mieux, sur toutes nos séances, mais parfois les conditions pour faire de la photo ne sont pas les meilleures, et on doit faire avec! Guillaume et moi travaillons beaucoup avec la lumière naturelle, mais malheureusement nous n'avons pas contrôle sur la météo, et nous devons parfois shooter à l'intérieur. Faire de la photo dans un endroit sombre nécessite donc un flash ou des lumières artificielles, et on trouve que ça enlève parfois l'authenticité de l'image. On préfère reporter un shooting que de remettre des photos de mauvaise qualité. 

Avez-vous étudié dans un programme en particulier pour faire ce que vous faites? 

Non! La passion est devenue notre «travail»! Guillaume a un DEP en ventes, il a également étudié en gestion de commerce et il a un ASP en représentation. Moi, j'ai étudié en communication et j'ai eu une formation privée en animation radio et télé. On s'entend que ça a zéro rapport avec la photographie tout ça. Mais nos autres formations nous ont permis d'avoir des expertises dans des domaines connexes à ce qu'on fait.  

Comment gardes-tu ton contenu "sharp" et nouveau? 

Premièrement, merci! C'est un défi à temps plein! Honnêtement, ça m'arrive de ne rien publier pendant longtemps parce que je ne suis pas satisfaite des photos que j'ai ou bien du look que ça donne à mon feed Instagram. Ça devient quasiment maladif. On veut que ce soit beau, clean, et que ça nous représente! QUALITY OVER QUANTITY! Je préfère de loin publier aux 3 jours du contenu que j'aime, que d'en publier à tous les jours mais de les supprimer par après. Du contenu-poubelle, j'en veux pas! 

Quelles applications utilises-tu? 

J'utilise VSCO pour éditer mes photos. Snapseed pour venir corriger quelques détails d'une photo. Canva pour créer mes stories de façon originale et UNUM pour planifier mon feed en avance! 

Allez-vous donner des workshops?

OUI! Dernièrement, on nous a approché pour donner des ateliers sur les réseaux sociaux pour L'Oréal. On a tellement aimé l'expérience qu'on s'est dit qu'on allait éventuellement développer un cours qu'on pourra offrir à ceux qui désirent augmenter leurs connaissances et maximiser leurs compétences sur les réseaux sociaux. Serais-tu intéressé à y participer?

As-tu eu peur de commencer ce métier sans savoir si tu allais réussir et pouvoir vivre de ça?

Oh que oui j'ai peur! Mais j'aime trop ce métier pour en faire un autre. Je suis passionnée. J'en rêve la nuit. Je pense à ça 24/7. Oui des fois je crains de ne plus avoir de contrats. Mais j'ai confiance en la vie. Je suis heureuse avec la personne que je deviens ; une jeune entrepreneuse qui a les projets plein la tête et qui désirent les réaliser, un à un. Quand tu es passionnée, dévouée, déterminée et persévérante (avec une bonne touche de patience), les chances sont de ton côté! Je m'inspire à tous les jours, pour devenir meilleure dans mon domaine. 

J'espère que vous en avez appris un peu plus sur notre métier! Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à me les écrire en commentaires ici ou bien en privé sur mon compte Instagram ICI, je répondrai à TOUT LE MONDE :) 

Cam